Yann Gozlan — Boîte noire

Un avion reliant Dubaï à Paris s’écrase mystérieusement dans les Alpes, et le technicien Mathieu Vasseur (Pierre Niney) doit enquêter sur l’affaire, qui mêle soupçons de terrorisme, enjeux politiques, et corruption. Le film s’ouvre sur un plan d’ouverture remarquable du point de vue technique. L’exposition nous fait vite comprendre que Vasseur est un petit génie assez inepte socialement, et une bonne partie de l’enquête nous fait nous demander s’il tombe dans la paranoïa ou si ce qu’il croit voir et entendre est véridique. C’est pour moi l’un des aspects les plus engageants du film. Niney est convaincant dans son jeu et quelques scènes sont mémorables, notamment lorsque Vasseur s’imagine dans l’avion en écoutant la boîte noire. On peut déplorer des clichés un peu faciles pour faire avancer l’enquête et sa résolution, qui sort un peu d’un chapeau et aurait pu être mieux amenée, mais les rebondissements sont suffisamment distrayants pour qu’on pardonne ces écueils. La fin du film est acceptable malgré quelques zones d’ombre dans le scénario qui persistent et laissent un léger sentiment d’inachèvement, même si, en vérité, je n’ai pas senti le temps passer.

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